Un BRETET joaillier du Roi Louis XVI, en 1789 .

Retrouvé dans les archives :
Un Bretet, joaillier du Roi Louis XVI en ao
ût 1789 à Paris ...

JLB



 
Descriptif de l'épée de diamants de Louis XVI  
                      Descriptif de l'épée de diamants de Louis XVI    
  Descriptif de l'épée de diamants de Louis XVI  



 
   
Modèle de l'épée de diamants 
de Louis XVI 
dessinée par le joaillier Bretet
et réalisée par Jean Rasp.
Paris, le 30 novembre 1789
 
 Modèle de l'épée de diamants de Louis XVI dessinée par le joaillier Bretet

 



En 1784 Thierry de Ville-d'Avray Intendant Général des meubles de la Couronne, conçut pour le roi, le projet d'utiliser la riche collection de gros diamants taillés en roses et qui n'avaient pas été retaillée pour de nouvelle parures. Il soumit au Roi Louis XVI le projet d'une épée de diamants. Le joaillier Bretet fut chargé de la dessiner et l'exécution fut confiée à George Fréderic Bapst.

C'était un chef d'oeuvre de joaillerie, étincelant des diamants qui sertissaient entièrement la poignée dans une monture quasi invisible. Sa réalisation exigea l'acquisition en Hollande de nombreux petit diamants taillés en rose.
Cette épée était composée de 2189 diamants taillés en rose dont les principales provenant des joyaux de la couronne, plus 356 petits diamants provenant de l'ancien fond des joyaux de la couronne pour un total de 341,25 carats, 1295 diamants taillés en rose provenant de Hollande et totalisant 62,03 carats et enfin 759 diamants fournis par Bretet et totalisant 7,64 carats.

L'épée était à double coquille, le dessous de la garde était damasquiné entouré d'une bordure de roses de Hollande et orné du chiffre du roi accompagné de palmes, le tout étant orné de diamants de Hollande. Les pierres principale étaient face et revers du pommeau, 2 roses pesant ensemble 20,87 carats estimées à 50000 livres. Face et revers de milieu de la poignée 2 roses de 23,38 carats estimées 72000 livres. Celles des milieux des 2 cotés de la coquille soit 2 roses pour 19,65 carats estimées 40000 livres ces dernières accostées de 4 roses ( 2 de chaque coté) totalisant 23,95 carats estimées pour 40000 livres. L'ensemble de l'épée valait 329075 livres dans l'inventaires de 1791.

En septembre 1792 l'épée fut volée comme les autres joyaux de la couronne. Sur les indications de Fleury-Dumortier l'un des voleurs qui fut arrêté pour émission de faux assignats, les diamants taillés en roses de l'épée furent retrouvés.
Plus tard ils furent vendus pour payer les fournitures des armées révolutionnaires. Concernant cette épée il en existe une gravure qui fut publiée par Germain Bapst en 1889 et qui est reproduite dans le livre de Bernard Morel, " Les joyaux de la couronne de France".


Pour compléter ce sujet il faut savoir que la seule fois où Louis XVI eut l'occasion de porter cette épée fut lors de l'ouverture des états généraux le 5 mai 1789 dans la salle des menus plaisirs de Versailles.
Pour l'occasion le roi était en habit d'or aux broderies parsemées de chatons de brillants. Il portait la plaque et la croix de l'ordre du Saint- Esprit, ainsi que la Toison d'Or et l'épaulette de la parure blanche. Au chapeau outre une ganse et une boucle de diamant étincelait le régent, il portait aussi des boucles de jarretière et des boucles de souliers en diamants. Ce sera la dernière fois que le roi se parera des joyaux de la couronnes. Plus tard lui et la reine les feront porter aux garde-meubles les rendant ainsi à la nation. 

Jusque en 1792 ils seront exposés au public. Après le 10 août les visites seront supprimées et en septembre 1792 ce sera le vol qui fera disparaitre l'une des plus fabuleuses collections de pierres précieuses ainsi que des chef-d'oeuvres de joaillerie et d'orfèvrerie.

Etienne Royez - ( Voir http://www.connaissancesdeversailles.org/t2581-epee-de-diamant-de-louis-xvi )


Ci-dessous : ce qu'il advint des diamants de la couronne et de leur vol par Paul Miette entre le 11 et le 17 septembre 1792
















Ci dessous : Pierre Alexandre Bretet inscrit au "corps des marchands orfèvres joailliers tireurs et batteurs d'or" - Années  1782 et 1783 - Quai des Orfèvres à Paris