La "Pucelle d'Orléans", épouse notre cousin Robert des Armoises,
le 7 novembre 1436.




Relief sculpté sur pierre
considéré comme pouvant être
le portrait de Jeanne La Pucelle
Musée de la Tour de l'Horloge - Chinon


Tête d'une sculpture brisée
retrouvée en 1820 dans les ruines
de l'Eglise St Eloi d'Orléans,
qui serait peut-être
Jeanne La Pucelle d'Orléans
Musée d'Orléans



Détail d'une sculpture en bois de Jeanne d'Arc
avec armure et épée en métal,
réalisée par un atelier de Ribeauvillé
Installée en 1937 dans la
Chapelle Ste Catherine - Cathédrale de Strasbourg


Représentation imaginaire de Jeanne La Pucelle
lors de la prise d'Orléans le 10 mai 1429
en marge du registre du Parlement de Paris
par Clément de Fauquembergue
(qui ne l'a jamais vue)
Cf  : Archives Nationales - Paris
Photo J-L. Bretet  - 28/10/2017 - Domrémy


 
Jeanne du Lys des Armoises
Portrait au dessus de la cheminée
de la salle à manger
au
Château de Jaulny
vers 1445












Jeanne "La Pucelle d'Orléans".

De son vrai nom Jeanne (d'Orléans), elle disait s'appeler Jeanne La Pucelle d'Orléans,
puis devient Jeanne  du Lys, par son anoblissement par le Roi Charles VII en 1429,
et ensuite Jeanne du Lys des Armoises, par son mariage avec Robert des Armoises en 1436, dite alors "La Fausse Pucelle" (La vraie Jeanne supposée avoir été brûlée sur le bûcher pour hérétisme, à Rouen le 30/05/1431).
Elle est ensuite nommée Jeanne d'Arc après sa réhabilitation en 1456, par l'église et les historiens officiels.


Née le 10/11/1407 à Paris Hôtel Barbette (75).
Mariée le 07/11/1436 à Robert des Armoises (1388 -1450) à Arlon- Luxembourg.
Décédée le 04/05/1449 à Autrey sur Madon ? (54).
Inhumée à Pulligny sur Madon (54).

Fille de Isabeau de Bavière  (1371-1435), Reine de France, épouse de Charles VI, Roi de France,
et de Louis De Valois D'Orléans (1372-1407),  Duc de Valois, de Touraine et d'Orléans, frère du Roi Charles VI.



Ondoyée à Paris le 10/11/1407.
Emmenée à Domrémy par Jeanne d'Arc, épouse de son oncle, et sa marraine, puis baptisée le 06/01/1408 dans l'Eglise de Domrémy.
Elevée et éduquée dans la famille de Jacques d'Arc et d'Isabelle de Vouthon, sa femme, avec leurs quatre enfants.
A des révélations sur ses origines à partir de 1420 et entend des "voix" , dont celle de St Michel, l'enjoignant au nom de Dieu de sauver le royaume.
Quitte Domrémy fin 1428 et demande aide au Capitaine de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt, pour rencontrer le Dauphin et futur Roi à Chinon.
Parvienyt à voir le futur Roi Charles VII à Chinon le
25/02/1429 et lui révèle les secrets de ses origines
et de ses "voix".
Charles VII  accepte de lui confier la conduite des armées contre l'occupant anglais.

Fait le siège d'Orléans et délivre la ville en mai 1429.
Conduit Charles VII à son couronnement à Reims le 17/07/429.
Anoblie par le Roi Charles VII le 08/12/1429 sous le nom de Jeanne du Lys.
Capturée à Compiègne et vendue aux Anglais le 23/05/1430.
Comdamnée à la prison perpétuelle à Rouen pour hérétisme en mai 1431, puis peine commuée en peine de mort.
Faussement livrée au b
ûcher le 30/05/1431, elle s'échappe le m
ême jour de sa prison de Rouen.
Trouve refuge au Ch
âteau de Montrottier en Savoie, puis pendant plusieurs mois à Besançon dans le Couvent des Clarisses de Colette de Corbie, puis enfin auprès de Elisabeth de Luxembourg, sa tante à Arlon au Luxembourg.
Réapparait sous le nom de Claude le 20/05/1436 près de Metz. Elle est reconnue par diverses personnes dont ses frères.
Se marie le 07/11/1436 avec Robert des Armoises à Arlon, en présence de la cour de Luxembourg.
Reprend quelques combats entre 1437 et début 1439 auprès de Gilles de Rais, contre les Anglais dans le Poitou et en Aquitaine, au poste de Capitaine dans les troupes royales.
Retourne à Orléans l'été 1439, pour se soigner après avoir été grièvement blessée et considérée quelques temps comme morte. Elle y est accueillie avec faste par Charles VII et sa cour, qui lui donne une forte somme d'argent.
Revient habiter à Metz avec Robert des Armoises fin 1439, puis retourne de nouveau à Orléans chez son frère Pierre.
Reconnue par Isabelle de Vouthon, sa mère adoptive à Orléans en Juillet 1440.
Revient définitivement à Metz puis au Ch
âteau de Jaulny auprès de Robert des Armoises de 1443 à 1449.
Décède le 05/05/1449 à Autrey sur Madon (54) ?
Inhumée dans l'Eglise de Pulligny sur Madon (54)

Le Pape Calixte III substitue son nom de Jehanne "la Pucelle" par celui de "Jeanne d'Arc" en juin 1455.

Charles VII après sa reconqu
ête de Rouen le 10 novembre 1449 ordonne une révision du procès de Jeanne. Un jugement en nullité de toutes ses condamnations est prononcé le 07 juillet 1456.

Jeanne la Pucelle est béatifiée le 18 avril 1909, puis canonisée le 16 mai 1920 par le Pape Beno
î
t XV

 


Robert II des Armoises

Seigneur de Tichémont, Norroy, Fléville, Brouenne, Brainville et Jaulny.

Né en 1388 à Tichémont - Conflans en Jarnisy (54)
Marié le 11/05/1419 à Alix de Manonville (1400-1435)
Marié le 07/11/1436 à Jeanne du Lys (1407-1449) à Arlon - Luxembourg

Décédé en 1450 à Jaulny (54)
Inhumé aux cotés de Jeanne du Lys, la Pucelle d'Orléans à Pulligny sur Madon (54)

Fils de Richard des Armoises (1345-1422) - (Seigneur de Tichémont), Chevalier, Maréchal, Gouverneur du Duché de Bar
et de Alix de Breux de Jaulny (1343 ? - ?)


Ecuyer de Charles d'Orléans, en 1412.
Conseiller du Cardinal Louis de Bar en 1417.
Chevalier en 1418, Maréchal du Barrois en 1419.
Epouse Alix de Manonville en mai 1419, qui décède en 1435.
En conflit avec René D'Anjou, Duc de Bar, sa seigneurie de Tichémont, héritée de son père lui est confisquée.
Epouse Jeanne du Lys le 07/11/1436 à Arlon en présence de la Cour de Luxembourg.
Cède le 17/11/1436 une partie de ses biens d'Haraucourt où il mentionne "Jehanne du Lys, la Pucelle de France, ma femme" comme bénéficiaire.
Va demeurer quelque temps à Metz avec Jeanne du Lys, dans une maison lui appartenant face à l"Eglise Ste Ségolène.
Réside ensuite avec Jeanne du Lys dans son Château de Jaulny fin 1439, avant que celle-ci ne reparte à Orléans.
Se retire dans le Monastère des Célestins à Metz  de fin 1339 jusqu'en 1443 environ.
Revient habiter dans sa maison de Metz et au Château de Jaulny avec Jeanne jusqu'à son décès.

Décède en 1450 au Château de Jaulny.
Inhumé en armure dans l'Eglise de Pulligny sur Madon (54) auprès de sa femme Jeanne du Lys, dite alors " la Fausse Pucelle ".





Robert des Armoises
Portrait au Château de Jaulny
vers 1445


Porte de lit clos gravée des portraits de Jeanne du Lys
et de Robert des Armoises,
sauvée lors de la destruction de leur maison à Metz.
Réserves du Musée de la Cour d'Or - Metz


Château de Jaulny
Gravure de 1840


Château de Jaulny
Photo vers 1910

 

 



Gravure représentant la Maison de la Famille d'Arc à Domrémy


Une découverte généalogique aussi peu ordinaire qu'extraordinaire.

 
Quelle stupéfaction lorsqu'en 2016, poursuivant mes recherches généalogiques du coté de la famille de ma mère Jeannine Léman, et buttant sur des dates, des noms de lieux, des incohérences de chronologie,  depuis des mois, à ne plus pouvoir avancer davantage non plus du coté de mon ascendance paternelle, lorsque je découvre dans la lignée ascendante de ma grand-mère Lucette Ernestine Aubert, l'acte de naissance de notre aïeule Marie Anne Forest le 16/06/1700 à Chancenay (Haute Marne), fille de Nicolas Forest et d'Anne Doudreville (tel que mentionné dans l' acte) aux Archives Départementales  de la Haute Marne - Commune de Chancenay (dépot  E 944 - BMS 1689-1703 - Vue 52/73 )...

Anne Doudreville ou plutôt Anne Catherine De Houdreville, de son prénom complet et de l'orthographe réelle de son nom, selon son acte de naissance, née le 20/10/1661 à Chancenay
(dépot  E 943 - BMS 1617-1688 - Vue 21/79 ), fille de Jean de Houdreville et de Elisabeth Haubert, lequel Jean de Houdreville est lui même fils de Jean de Houdreville, Seigneur de Rouvrois et de Suzémont, époux de Adeline de Villers le Prudhomme vers  1641, (selon le Nobiliaire ou Armorial Général de la Lorraine et du Barrois en forme de dictionnaire - Ambroise Pelletier - Nancy -1758 - P. 385), ...

Anne Catherine de Houdreville, disais-je, m'entraîne à continuer à tirer le fil de ces ascendances à particules, par curiosité, et pour autant que je puisse  trouver les "preuves généalogiques" de ces noms à consonnances nobles. Jamais je n'aurais imaginé de telles origines, perdues qu'elles ont été dans la mémoire des générations successsives, et dont j'ignorais a fortiori totalement l'existence ... Stupéfaction disais-je...



C'est ainsi que je découvre Jean de Villers le Prudhomme et Anne de La Brosse,  parents d'Adeline de Villers le Prudhomme, née en 1619, décédée le 22/05/1682 à Bettaincourt sur Rognon (Haute Marne) (E Dépôt 8102 - BMS 1677-1709 - Vue 16/128),

puis Claude de Villers le Prudhomme , Seigneur de Villers le Prudhomme et de Phlin, marié à Françoise de Saulxures le 25/03/1541, fille de Mengin de Schouel de Saulxures, Seigneur de Dommartin sous Amance annobli le  11 janvier 1503 par le Duc René II de Lorraine (selon le "Manuel de la Meuse, Histoire de Montmédy et des localités meusiénnes de l'ancien Comté de Chiny"- Jean François Louis Fantin (1793-1873) P. 1518 et 1519, et  le"Nobiliaire ou Armorial Général de la Lorraine et du Barrois en forme de dictionnaire " - Dom Ambroise Pelletier , Curé de Senones - 1758 - Nancy - P. 740 et suiv.),

puis François de Villers le Prudhomme, Seigneur de Villers le Prudhomme, qui épouse le 11/08/1494 à Hattonchâtel, Barbe de Landrecourt, Dame de Noviant, St Maurice et Mureau, tous deux inhumés dans l'Eglise de Hattonchâtel, sous pierres tombales avec leur épitaphe (selon les "Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar le Duc"- 1887 - P. 39 Gallica - ),
cette dernière fille de Jean de Landrecourt, Ecuyer, Seigneur de Mureau, et de Catherine de Chaudeney,

puis ce Jean de Landrecourt, marié à Catherine de Chaudeney vers 1470,  (selon les "Mémoires généalogiques pour servir à l'histoire des familles des Pays Bas" - Amsterdam -1781), fils de Jean de Wyse de Landrecourt, Ecuyer, Prévôt de Charny, Bailli de l'Evêché de Verdun, marié à Alix de Ville Dame de Mureau et de Moulainville vers 1398 (selon les "Mémoires généalogiques pour servir à l'histoire des familles des Pays Bas" - Baron François Joseph de Saint-Genois - 1782 -  Vol. 2 Amsterdam),

cette dernière, fille de Husson de Ville, Seigneur de Ville sur Cousance et de Lise Alix De Jaulny des Armoises, Dame de Mureau, mariés vers l'an 1380 (selon le "Manuel de la Meuse, Histoire de Montmédy et des localités meusiènnes de l'ancien comté de Chiny "- Jean François Louis Fantin (1793-1873) P. 1518 et 1519)

cette dernière, fille de Robin de Jaulny, Ecuyer, Seigneur de Boucq et de Jeanne des Armoises, épousés le 14/11/1357, (selon les" Mémoires généalogiques pour servir à l'histoire des familles des Pays Bas  ..." Baron François Joseph de Saint-Genois - 1781 -  Amsterdam - P. 345 et suiv.),

cette dernière, fille de Nicolas ou Colart des Armoises, Ecuyer, Chevalier, Bailli  de Rethel et d'Etain, Seigneur de Fléville, de Lixières et de Jaulny, et de Marie de Brixey de Chambley, Dame de Chambley qui se sont épousés vers 1327 à Boucq (Meurthe et Moselle) et ont eu 6 enfants, dont Jean, Robert, Colart, Richard, Jeanne et André
(selon "Histoire de Lorraine depuis l'entrée de Jules César dans les Gaules " - Dom Augustin Calmet - Nancy 1752),

etc...


Stupéfaction encore, lorsque je découvre que Jeanne des Armoises (1340 -1370), fille de Nicolas ou Colart des Armoises  et de Marie de Brixey de Chambley , a un frère, lequel,  Richard des Armoises (1330-1384), quatrième enfant, est aussi Ecuyer, Chevalier, Maréchal du Barrois, Seigneur de Tichémont et époux de Anne de Sorbey (1323 -1407), Dame de Sorbey et de Perpont (selon " La Maison des Armoises, originaire de Champagne "-  Henry Vincent - Chez Henri Menu Libraire - 7, Quai Malaquais - Paris - 1877)

dont naît Richard des Armoises (1345-1422), Chevalier, Maréchal, Gouverneur du Duché de Bar, Seigneur de Tichémont, époux de Alix de Jaulny de Breux (née vers1345)  (selon "Histoire de Lorraine depuis l'entrée de Jules César dans les Gaules " - Dom Augustin Calmet - Nancy 1752),

dont naît Robert des Armoises (1388-1450), Chevalier, Maréchal du Barrois, Ecuyer de Charles d'Orléans, Seigneur de Tichémont , Norroy, Fléville, Brouenne et Jaulny, qui épouse le 07/11/1436 à Arlon au Luxembourg, une certaine Jehanne du Lys (1407-1449), appelée aussi "Jeanne La Pucelle d'Orléans", dite aussi "Jeanne d'Arc", ou par certains autres encore " La Fausse Pucelle" ...

 
Cousins, ou plutôt descendants de cousins que nous serions donc de Jeanne du Lys des Armoises (Jeanne d'Arc)... par le mariage qui fut le sien avec Robert des Armoises,
dont les ascendants communs avec notre propre lignage via Jeanne des Armoises (1340-1370), mariée à Robin de Jaulny (1310-1370), sont Nicolas ou Colart des Armoises (1290- 1368), Ecuyer, Chevalier, Bailli de rethel et d'Etain,  Seigneur de Fléville, Lixières et Jaulny, et sa femme Marie de Chambley de Brixey (1303 -1360), Dame de Chambley, qui se sont épousés vers 1320...



L' anoblissement de Jeanne " La Pucelle d'Orléans ".

 

Nous sommes tous cousins pourrions-nous nous dire, comme on l'entend souvent.
Mais dans ce cas de figure, le cousinage pour nous, puisque en filiation avec la famille des Armoises, est davantage que troublant.
Sachant qui furent Jeanne du Lys des Armoises et Robert des Armoises par leur mariage, et quelle place ils ont laissés dans l'histoire de France, (de bien moindre manière certes pour Robert que pour Jeanne), et à en croire tous les livres d'histoire, mais aussi les manuscrits et documents plus confidentiels, existants, perdus ou encore cachés, et toutes les études, écrits et travaux de recherches, les concernant...

D'autant, qu'au delà des mystères qui entourent encore ce que fut la vie de Jeanne du Lys des Armoises, et des querelles d'historiens depuis cinq siècles la concernant, il y a des vérités directes, avec certaines preuves essentielles et indiscutables, dans certains documents comme celui, parmi d'autres, de la Lettre d'Anoblissement  de Jeanne la Pucelle d'Orléans par le Roi Charles VII, du 8 décembre 1429, comme pour vouloir de sa part, accréditer l'idée d'une origine roturière de Jeanne la Pucelle, et bien que la famille d'Arc ou Day (la mère de Jacques d'Arc s'appelait d'Ailly ), ici mentionnée, soit déjà d'origine noble. Cet anoblissement permettait en même temps de relever secrétement la situation de dérogeance de son père adoptif.

Ainsi, on peut y lire, sous la dictée de Charles VII , et sous la main du secrétaire Mallières :


 
" ... en considération  des louables, agréables et opportuns services rendus à nous et à notre royaume  de bien des manières par Jeanne La Pucelle, en considération de ceux que nous en attendons à l'avenir pour d'autres motifs  qui nous y invitent, nous avons anobll cette même Pucelle, et, en son honneur et considération, Jacques Day dudit Domrémy, son père, Isabelle sa mère, femme du même Jacques, Jacquemin et Jean Day et Pierre Pierrelot, ses frères, toute sa parenté et son lignage, toute leur postérité masculine et féminine, née et à naître en légitime mariage. Par les présentes, par grâce spéciale, de science certaine et de la plénitude de notre pouvoir nous les anoblissons et les faisons nobles ... et leur postérité née ou à naître en légitime mariage dans leurs actes, ou devant et hors les tribunaux soient par tous tenus et réputés nobles ...
Nous les mettons, eux et leur susdite postérité, au rang des autres nobles de notre royaume, issus de race noble, nonobstant que comme il a été dit, ils ne soient pas par leur origine de race noble, et que peut-être ils soient d'une autre que la condition libre.
Nous voulons encore que les susnommés et leur postérité masculine puissent toutes les fois qu'ils en auront la volonté, recevoir de tout chevalier les baudriers et les insignes de la chevalerie. En outre nous concédons aux susnommés et à leur postérité masculine et féminine, née ou à naître en légitime mariage de pouvoir acquérir tant des personnes nobles que de toute autre des fiefs, arrières fiefs et biens nobles; de pouvoir conserver, garder et retenir à perpetuité les biens ainsi acquis ou à acquérir, sans que dans le présent ou à l'avenir on puisse les en déposséder par défaut de noblesse...
Pour que nos présentes aient perpétuelles valeur et force, nous avons fait apposer notre sceau en l'absence du grand, à ce destiné; voulons qu'en tout le reste notre droit demeure sauf, et qu'en toutes choses soit, sauf le droit d'autrui. "

" Donné à Meung sur Yèvre, au mois de décembre de l'an 1429 de notre règne, le huitième... "

Voir le texte complet en latin et sa traduction en bas de page.

Ce texte d'anoblissement par le Roi Charles VII du 8/12/1429 est confirmé ensuite par une autre Lettre de janvier 1430, autorisant la transmission de la Noblesse par les femmes.
Ce privilège totalement exceptionnel est considéré ensuite comme démesuré. Il est modifié en 1614 puis en 1634, puis enfin aboli définitivement en 1774, bien qu'il ait été défini à perpétuité par Charles VII, y compris pour les alliances en parenté ascendantes et descendantes de Jeanne La Pucelle, et bien que celles-ci ne soient pas nécessairement d'origine noble.
"A cause de La Pucelle", l'exemption a été faite également, par le Roi Charles VII  et Lettres Patentes datées du 31/07/1429 données à Château-Thierry (co-signées Budé) au retour de son Sacre à Reims, aux habitants de Greux et de Domrémy, de la charge des tailles, aides et  subventions. Cette exemption est confirmée par Lettres Patentes données à Chinon le 06/02/1459, et est maintenue encore par Louis XIII jusqu'en juin 1610, dont les lettres sont vérifiées par la Cour des Aides de Paris le 29/06/1610.
Les Lettres Patentes du Roi Louis XIII du 25/10/1612  préciseront encore les contours de la mesure d'anoblissement en ce qui concerne Charles et Luc du Lys, descendants des frères de Jeanne.

 

Le privilège de noblesse transmissible pour Jeanne du Lys .


Serait-ce à dire que, descendants des familles indiquées plus haut  jusqu'à la Maison des Armoises nous aurions à ce titre, puisque cousins par alliance avec Jeanne du Lys, des origines nobles de par la volonté du Roi Charles VII ?
Déjà d'origine noble par ailleurs selon les recherches sur les autres familles à particules ici mentionnées, et de leurs descendances, bien que de génération en génération, les titres se soient dissous au fil du temps,  soit par leur dérogeance, soit par des unions roturières ou des suites de partages et de successions, ne serions nous pas consolidés dans cette fliation noble par l'extraordinaire décret royal de Charles VII, (contre toute logique de la loi salique  et de la primogéniture), donnée à Jeanne du Lys, mais aussi pour toute sa parenté et sa postérité à perpétuité, y compris par mariage ?

Je ne répondrais que positivement à cette question d'autant que Charles VII décrète cette noblesse de fait et de manière unique dans l'histoire, pour une transmission  de celle-ci et de ses titres par les femmes comme par les hommes, ce qui constitue une totale et unique dérogation aux règles saliennes.
Jeanne La Pucelle est la seule femme de l'histoire, qui malgré ses origines prétendues "paysannes", et sur la seule génération qui est celle de sa courte vie en 1429, (elle n'a alors que 17 ans, si on considère qu'elle puisse être née en 1412), car ses parents de Domrémy (Jacques d'Arc et Isabelle de Vouthon dite de Rommée) sont déjà nobles, se voit attribuer noblesse et armoiries à titre personnel sous le nom de Jeanne "du Lys" (nom choisi par le Roi), avec pour elle la possibilité exceptionnelle et unique de pouvoir transmettre titre et noblesse à ses familles ascendantes, à ses familles descendantes et à leurs alliances, par mariages légitimes.


Remontant notre propre généalogie, je m'arrête à Alix de Ville qui est la contemporaine et la cousine de Robert des Armoises et donc de son épouse Jeanne du Lys.
Cette Jeanne du Lys des Armoises étant donc en réalité de haute noblesse par ses origines, puisqu'avec certitude cette dernière est, si ce n'est la soeur, au moins la demi-soeur du Roi Charles VII, de par les aventures adultèrines d'Isabeau de Bavière sa mère, avec Louis d'Orléans, frère du Roi Charles VI, dit " Le Fol".


Il faut noter encore que quelques années plus tard, vers 1504, le Roi Louis XII autorisera lui aussi, les branches cadettes des familles concernées à porter les armoiries à la fois de la Famille d'Arc et celles de Jehanne du Lys des Armoises "escartelées en mesme écusson ".

Une lettre patente de Charles de Lorraine du 10 juillet 1596, par Jean Hordal docteur en droit, professeur ordinaire en l'université de Pont à Mousson, portant déclaration de noblesse,  conforte la transmission de l'anoblissement de toute la famille de Jeanne la Pucelle en ces termes :

"
Que par l'arbre généalogique à lui présenté, le dit Jean Hordal, est issu de la parenté de Jeanne La Pucelle de Domrémy, dite d'Orléans, et qu'à raison de ses magnanimités, martiaux et divins exploits, avec les bons et agréables services qu'elle aurait faits à la couronne de France, il aurait plu à feu, d'heureuse mémoire Charles VII du nom, roi de France, par privilège et bénéfice, anoblir la dite Jeanne La Pucelle, ensemble ses frères et soeurs et toute sa parenté et lignée, et la postérité née et à naître en ligne masculine et féminine, ainsi qu'il est plus amplement porté par les lettres patentes dudit seigneur roi, octroyées au mois de décembre 1429, exhibées en copie, dûment ettestées et d'abondant par les enquêtes, et sur ce diligence de la part dudit Hordal, reçues par Balthasar Crocq, poursuivant d'armes de S.A. au titre de Clermont, à ce commis et député par ce prince... "
(Cf. "Nobiliaire ou Armorial général de la Lorraine et du Barrois en forme de dictionnaire" - Ambroise Pelletier - Nancy -1758 - P.383)

 

Une descendance de noblesses multiples pour les héritiers des Armoises.



Ainsi remontant l'ascendance de Nicolas Forest et de Anne Catherine De Houdreville, nos aïeux à la 12ème génération, nous serions donc issus de la parenté de Jeanne du Lys des Armoises, comme Jean Hordal, et ainsi les cousins et descendants de cette haute noblesse par la famille réelle  et royale de Jeanne, et par cette investiture redoublée en noblesse de la part de
Charles VII.
Nous le serions aussi par les noblesses plus modestes qui sont celles de ses parents nourriciers de Domrémy, mais encore par celle de son époux Robert des Armoises, lui, en lien avec  la noblesse lorraine lorsqu'on remonte les générations jusqu'à Simon 1er de Lorraine dit "Le Gros " (1095-1139),  Duc et Marquis de Haute Lorraine, Comte d'Alsace et de Metz... et en lien avec la Maison des Armoises par Robin de Jaulny et son épouse Jeanne des Armoises.

Nous, descendants de Prudent Adelin Aubert et de Adonis Ernestine Guinand par Lucia Ernestine, Lucette Ernestine et Lucien Prudent Aubert, leurs enfants, de par la souche ancienne de Colart des Armoises (Seigneur de Fléville, de Lixières et Jaulny ) et de Marie de Brixey de Chambley (Dame de Chambley) mariés vers 1320 à Boucq,

nous descendons donc de la Branche  de Jeanne des Armoises  (1340-1370) et de Robin de Jaulny (1310-13
70), soeur de Richard 1er des Armoises , et ou, de la Branche de Richard 1er des Armoises (1320- 1395)  et de Anne de Sorbey (1320-1407) mariés vers 1342,
puis de Richard 2 des Armoises (1345-1422) et de Alix de Breux de Jaulny (1342 - ?)
via Lise Alix des Armoises (1390 -1420) (soeur de Robert des Armoises, qui a épousé en 1436 Jeanne du Lys de France) et de Husson de Ville (1360-1420),
puis de Alix de Ville (1381 -1454) (cousine de Robert des Armoises et par alliance de Jeanne du Lys de France ) et Jean Wyse de Landrecourt (1378 -1446),
puis de Jean de Landrecourt et Catherine de Chaudenay mariés vers 1470,
puis de Barbe de Landrecourt et François de Villers le Prudhomme, mariés en 1494 à Hattonchâtel,
puis de Claude de Villers le Prudhomme et Françoise de Saulxures, mariés en 1541,
puis  de Jean de Villers le Prudhomme et Anne de la Brosse, mariés vers 1618,
puis de Adeline de Villers le Prudhomme et Jean de Houdreville mariés vers 1640,
puis de Jean de Houdreville et Elisabeth Aubert mariés vers 1650 à Chancenay en Haute Marne.


Une autre descendance est celle de la Branche de Richard 1 des Armoises  (1320-1395) et de Marie de Gérardot (1314 - 1339)  mariés vers 1339, qui conduit vers la branche des Armoises de Gérardot
jusqu'aux familles contemporaines des Comtes de Sermoise.

Une autre branche est celle de Robin des Armoises (1331-1419) et d'Alix de Neuville, d'où descendraient les familles contemporaines des Rois de Belgique et de Roumanie.

Une autre branche est celle de Robert des Armoises (1334 -1405) et de Alix de Marcheville (1350 -1404) mariés vers 1387, dont la descendance contemporaine n'est pas établie.

Enfin, la branche de Colin des Armoises (1338 -1368), écuyer et bailli d'Etain, comme celle de André des Armoises (né en 1348), ne semble pas avoir eu de descendance.

J-L. Bretet, le 10/11/2017
( date du 610 ème anniversaire de la naissance de Jeanne La Pucelle !)

DOCUMENTS
Lettre d'Anoblissement de la Pucelle d'Orléans, par le Roi Charles VII, du 16 janvier 1429.







(Texte ci-dessus découpé en  4 parties :
cliquer pour agrandir)


Cf : Histoire de Lorraine... depuis l'Entrée de Jules César dans les Gaules jusqu'à la Cession de la Lorraine
- T.VII - par Augustin Calmet - Abbé de Sénones  - 1757 -
Chez la Veuve et les Héritiers d'Antoine Lesueure, Imprimeur ordinaire du Roy, proche la Paroisse St Sebastien - Nancy




Traduction  de la
Lettre d'Anoblissement De La Pucelle d'Orléans
par Charles VII







(Texte  ci-dessus découpé en  4 parties :
cliquer pour agrandir)




DOCUMENTS
Les portraits du Château de Jaulny.





Portraits de Jeanne du Lys et de Robert des Armoises
au dessus de la cheminée de la salle à manger.
Château de Jaulny




Détail des portraits de Jeanne du Lys
et de Robert des Armoises
sur la porte de lit clos de leur maison de Metz
Réserves du Musée de la Cour d'Or - Metz





 
Jeanne du Lys des Armoises
Portrait au Château de Jaulny
vers 1445


Robert des Armoises
Portrait au Château de Jaulny
vers 1445


DOCUMENTS
Armoiries et blasons de Jeanne du Lys et de Robert des Armoises. 


Transcription du manuscrit ci-contre :

 
" ...Item et depuis pour pas longtemps, on a vu en France Dame Jeanne La Pucelle laquelle malgré qu'elle vient de bas étage et de petite extraction, toutefois par sa hardiesse en armes et vaillantes entreprises elle amena et conduit le Roi de France Charles septieme du nom,  pour ce en Champagne sacrer à Reims, lequel  était comme expulsé du royaume et celle ci fut donc des principaux combattants armés pour le dit Roi et remettre en possession le dit Roi dans son royaume lors possédé par les anglais. De par ces vaillants faits d'armes ledit Roi l'a annoblie et lui donna armes qu'elle porta en écu et fit porter par son poursuivant nommé fleur de lys. Lesquelles armes étaient d'azur à deux fleurs de lys d'or et au milieu une épée d'argent la pointe en haut emmanchée de gueules estoffées d'or, ladite pointe passant dans une couronne de même en chef..."





Cf " Traité de Noblesse et d'Art Héraldique
dans les Etats de Bourgogne " - 1450
Manuscrit 1969 - folio 18 et 19 - BNF



Document royal donnant armoiries à Jeanne La Pucelle
 en date du 10 juin 1429
(Cf : BNF Manuscrit 5584 -folio 142 )

«Un escu en champ d’azur, avec deux fleurs de lys d’or, et une épée la pointe en haut féruë en une couronne»
(Cf :BNF, fonds tr. n° 5524. registre daté 1559)

Armoiries de Jeanne d'Arc
telles qu'octroyées par Charles VII
à Jeanne La Pucelle



Armoiries de Robert des Armoises et de Jeanne du Lys
réunies au Château de Jaulny


Blason de la Famille d'Arc
"D'azur à l'arc d'or, mis en fasce, charge de trois flèches entrecroisées, les pointes en haut férues, deux d'or ferrées et plumetées d'argent, et une d'argent, ferré et plumetée d'or et le chef d'argent au lion passant de gueules". 


Blason de Robert des Armoises
"Gironné d'or et d'argent, de douze pièces, et sur le tout un ecu parti d'argent et de gueules; cimier, un lion naissant d'or tenant un écusson d'argent parti de gueule".

Blason de Jeanne du Lys
(octroyé par Charles VII
en juin 1429)
" D'azur à deux fleurs de lys d'or accompagnées d'une épée d'argent à garde d'or ornée de cinq fleurs de lys férue dans une couronne royale du même".


DOCUMENTS
Un acte notarial attestant le mariage de Robert des Armoises et de Jeanne du Lys.


Transcription du manuscrit ci-contre :

"
Nous, Robert des Hermoises, Chevalier, seigneur de Tichémont et Jehanne du Lix, la pucelle de France, dame dudit Tichémont, ma femme licenciée et autorisée de moi Robert, dessus nommé pour faire gréer et accorder tout entièrement ce qui s'en suit, et faisons savoir en connaissance ... Avons vendu, cédé et transporté à honorable personne Collard du Failly, écuyer demeurant à Marville et à Ponseth sa femme... toute la quarte partie que nous avons de nous en possession, devons et pouvons avoir et que avons, doit et peut appartenenir ..." etc...





Extrait de l'acte  de Simon Robinet, notaire en date
du 17 novembre 1436
stipulant la cession en revenus du quart de la propriété de
Robert des Armoises et de Jeanne du Lys,

la Pucelle de France, (soit 8 jours après leur mariage)
à Collard du Failly
(manuscrit qui démontre parmi d'autres que Jeanne du Lys n'est donc pas morte à Rouen en 1431)



AUTRES DOCUMENTS ET PHOTOS




Fonds basptismaux où Jeanne La Pucelle
a été baptisée et dalle funéraire de sa marraine Jeanne
épouse de son oncle Nicolas d'Arc
apposée au mur dans l"Egise de Domrémy
Photo J-L. Bretet  - 28/10/2017 - Domrémy






Jeanne d'Arc agenouillée
Sculpture calcaire - réalisée vers 1815 par auteur inconnu
(fixée en 1839 au dessus de l'entrée de la Maison des d'Arc
à Domrémy) laquelle serait une copie de la statue
du Pont d'Orléans de 1562
Musée de Domrémy
Photo J-L. Bretet  - 28/10/2017 - Domrémy


Statue de Jeanne d'Arc de 1837
placée en 1910,
dans la maison de Domrémy
intitulée :"Jeanne d'Arc par la Princesse Marie d'Orléans donnée par le Roi son père au département des Vosges pour être placée à Domrémy dans la maison où naquit
Jeanne d'Arc."
Photo J-L. Bretet  - 28/10/2017 - Domrémy


 

Jeanne D'Arc en pleurs devant un Anglais blessé
sculpture de 1834 par Marie D'Orléans

Musée des Beaux Arts - Lyon




Gravure illustrant Jeanne d'Arc





Jeanne d'Arc à cheval
Enluminure d'Antoine Dufour - 1504
Musée Dobrée - Nantes

Ce sont les descendants des frères d'Arc qui auraient fait insérer  le linteau au dessus de la porte de la maison avec les armes du Roi de France, et des Familles Thiesselin  et D'Arc
à l'époque de Louis XII,
selon ce qu'indique un historique à l'intérieur de la maison
Photo J-L. Bretet  - 28/10/2017- Domrémy

Maison de Domrémy
dans les années 1950


Détail du linteau de porte
dans les années 1950
A gauche les armes de la Famille Thiesselin (?)
au centre celles du Roi de France,
à droite celles de Jeanne du Lys



Statue de Jeanne d'Arc
dans l'Eglise St Loup de Marcilly le Hayer
Photo J-L. Bretet  - 27/10/2017 - Marcilly




Statue de Jeanne d'Arc
dans l'Eglise St Germain l'Auxerois de Dourdan.
A droite sur le pilier la croix franciscaine.
Photo J-L. Bretet  - 17/09/2017 - Dourdan


Jeanne d'Arc prisonnière des Anglais
allant du Crotoy à Rouen a franchi cette porte de ville
 le 20 décembre 1430
Photo J-L. Bretet  - 09/07/2017- St Valéry Sur Somme





Plaque commémorative pour le 500ème anniversaire
du sacre de Charles VII à Reims
 le 17 juillet 1429
Photo J-L. Bretet  - 27/03/2016 - Reims





Jeanne d'Arc écoutant ses voix
1907-1911
par Alfred Boucher (1850-1934)
bronze, marbre et granit
Musée Camille Claudel - Nogent Sur Seine
Photo J-L. Bretet  - 29/04/2017- Nogent Sur Seine







Château de Jaulny
au dessus de la cheminée, portraits
de Jeanne du Lys et de Robert des Armoises


Anneau de Jeanne d'Arc
selon une photographie dans le
Catalogue of finger rings brought together
by F.A. Harman Oates, F.S.A.
, imprimé en 1917
par l'antiquaire Frederick Arthur Harman Oates




Anneau de Jeanne d'Arc
acquis par Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon
(Philippe de Villiers)
pour le Parc Le Puy du Fou
lors d'une vente aux enchères le 26/02/2016 à Londres


J-L. Bretet, le 10/11/2017
 
Liens :
Les secrets de Jeanne d'Arc
Conseil Français d'Héraldique